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l'île de Bréhat

Après 10 minutes de traversée, découvrez l’île de Bréhat en toute liberté. Il faut se perdre dans les chemins pour découvrir les charmantes villas aux jardins fleuris, et flâner le long des criques pour admirer les chaos rocheux de « l’île des fleurs et des rochers roses ».

 

Voir la carte de l'Île de Bréhat

 

Entre Saint-Brieuc et Perros-Guirec, la Côte du Goëlo se partage en criques où alternent petits ports et coquettes maisons balnéaires. Cette côte, qui armait autrefois à « la grande pêche » à Terre Neuve, fait désormais le bonheur des amateurs de plaisirs balnéaires et de randonnées pédestres.

 

Bréhat, île au climat d’une étonnante douceur, a l’air d’un petit bout de Méditérranée égaré en terre armoricaine. Située juste au dessus de Paimpol, au large de la pointe de l’Arcouest, Bréhat est séparée du continent par un étroit bras de mer, le Ferlas. A bord de l’une des vedettes de Bréhat, quelques minutes suffisent pour gagner la cale de Port-Clos. En ce lieu privilégié, et en l’absence de voitures, les sons de la mer et de la nature dominent le paysage sonore ; seuls quelques engins agricoles sont admis, ainsi que le « petit train », un tracteur tirant un unique wagon de marcheurs fatigués, faisant en permanence le tour de l’île et ramenant en fin de journée les retardataires au dernier bateau. Sur l’île aux fleurs, il faut se résoudre à marcher, ou bien louer un vélo sur place. Les ruelles étroites se tortillent entre les murs et les routes s’apparentent le plus souvent à des sentiers.

 

Le nom de Bréhat viendrait du breton Breiz Coat, la « Bretagne des Bois » ; pourtant, jadis, il n’y avait pas un arbre sur l’île ! Ce sont les marins de commerce qui, petit à petit, à chaque retour de leurs voyages au long cours, ont fait fleurir dans leurs petits jardins aloès, palmiers, mimosas et autres eucalyptus.

 

Couronnée par une myriade d’îlots, Bréhat se compose en réalité de deux îles, reliées par un étroit passage. La partie sud, plus luxuriante, abrite l’essentiel des habitations, tandis que le nord est plus sauvage et dénudé. A moins d’opter pour un bain sur la plage du Guerzido, orientée plein sud, les visiteurs qui viennent de poser le pied sur l’île de Bréhat entament la grimpette qui conduit vers l’entrée du bourg avec ses maisons grises et ses rues pavées de granit. Masquée par le toit du presbytère et bizarrement soudée à la Mairie, l’église abrite la tombe d’un corsaire : l’amiral Cornic. Sur la place centrale, cernée de platanes, le restaurant de l’Hôtel des Pêcheurs possède une étonnante collection d’assiettes. Elles sont décorées de bustes de personnages, visiteurs ou habitants de l’île.

 

Souvent convoitée, Bréhat a toujours dû se défendre. Dès le XIe siècle elle possède son château fort, et les Anglais la harcèlent jusqu’en 1758… Aujourd’hui, les Bréhatins n’affrontent plus que les invasions estivales ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 280 habitants en hiver, 5000 visiteurs certaines journées en été ! Malgré cela, Bréhat ne perd rien de son charme : ses maisons roses et jaunes chavirent toujours les yeux, et les paysages entre terre et mer fascinent toujours autant les peintres et les amateurs de nature.

 

Bréhat, où il ne reste que deux fermes, vivait autrefois en autarcie : chacun avait son carré de légumes avec des pommes de terre très recherchées, les premières venues dans la région.

 

En sortant du petit bourg, on se dirige facilement vers la chapelle Saint-Michel. Elle est posée sur « la montagne », une éminence de granit haute de 26 mètres, en haut de laquelle on accède par une cinquantaine de marches. La chapelle sert d’amer, de repère pour les marins : c’est pourquoi elle se détache autant dans le paysage, avec ses murs blancs, son clocher de pierre grise et son toit de tuiles rouges. Elle permet au visiteur d’admirer un panorama exceptionnel, embrasant l’île et toute sa baie, depuis le « moulin du Birlot » (moulin à marée) jusqu’aux phares lointains à l’horizon. Sur la pointe voisine, la croix Maudez évoque le souvenir du saint du même nom, venu au VIe siècle ; les bréhatins s’y rendaient en procession, une fois par an, jusqu’au milieu du XXe siècle.

 

Passé Pont ar Prat, la chaussée qui relie les deux îles, l’air du large commence à se faire sentir et les pas s’enfoncent dans un épais tapis de mousse et de bruyère. Une éminence trahit les vestiges d’un ancien hameau : la chapelle Saint-Riom n’est plus qu’une ruine, envahie de géraniums, et son bénitier fixé à une colonne orpheline ne recueille plus que de l’eau de pluie. Autrefois, ce lieu était habité par les lépreux qui tressaient des cordages pour la Marine. Certains pensent que c’est plutôt le travail du lin et du chanvre qui abîmait les mains et de ces pauvres gens. Quoiqu’il en soit, lorsque l’activité cessa, personne ne voulut habiter l’endroit. Il ne reste plus que le lieu-dit « Ker ar Rod » pour évoquer la roue des cordiers.

Au bout de la lande, le phare du Paon a emprunté son nom à Roc’h ar Paunn, un rocher dont le nom évoque le bruit de canon que font les vagues qui s’y brisent. En dépit de ses airs élégants, ce phare tout de porphyre poli en a connu, des coups de tabac ! Car l’hiver, certaines tempêtes se font bien sentir, sur l’île. La crique voisine s’appelle « le gouffre » et fut l’objet de superstitions : à marée basse, les jeunes filles venaient jeter un caillou sur un rocher rond. S’il y restait, au lieu de tomber à l’eau, elles pouvaient espérer le mariage dans les plus brefs délais. Si la pierre rebondissait, le moment espéré se voyait repoussé d’autant d’années qu’elle faisait de ricochets.

 

Il est temps de penser à rentrer : revenir par Saint-Michel pour rejoindre la citadelle, désormais occupée par la célèbre verrerie d’art, et apprécier l’atmosphère paisible qui règne en ce lieu ; le port, avec ses petits commerces, restaurants et bars, vous attend pour un retour sur le continent. Au terme d’une bonne journée de balade, vous aurez la liberté de regagner votre gîte, directement ou en prenant le temps de visiter Paimpol, avec son centre ancien plein de charme et son port typique de Bretagne.

 

D'après Yvon Busson, "Les Côtes d'Armor" aux éditions Edilarge

 

L'île de Bréhat est à moins de 3/4 d'heure du Village de Gîtes STEREDEN ; nous vous conseillons d'y consacrer une journée, en partant dès le matin du Village « Stereden » pour profiter pleinement de l'île, et vous permettre de visiter Paimpol ou Tréguier sur le chemin du retour.